( 1 novembre, 2009 )

Naissance de l’humanisme évolutionnaire.

Une certaine activité philosophique marque une certaine revolution éthique, dont les conséquences peuvent rapidement dépasser celles de la réforme, les deux pôles en sont le développement de l’humanisme évolutionnaire et la transformation de la religion.

Plusieurs mouvements rationnalistes se sont reunis pour fonder une union internationale éthique et humaniste dont le programme se résumait en cinq principes fondamentaux.

1-le principe démocratique peut-être appliqué à toute les relations humaines et n’est pas limité aux méthodes de gouvernement

2-l’humanisme moderne cherche à utiliser la science pour des fins creéatrices et non déstructrices.

3-l’humanisme est éthique, il affirme la dignité de l’homme et le droit de l’individu à la plus grande libérté possible de développement compatible avec les droits d’autrui.

4-la libérté personnelle est une fin qui doit-être combinée avec la résponsabilité sociale, afin qu’elle ne soit pas sacrifice à l’amelioration des conditions materielles.

5-un mode de vie visant au maximum l’accomplissement grâce à la culture d’une attitude éthique et creative.

Cette association ramifiée et puissante, association humaniste d’une importance considerable et  en rapide croissance et qui defend des idées forces telles :

- les problémes humains qui doivent être affrontés grâce aux ressouces intellectuelles et morales de l’homme, sans invoquer une autorité sur-naturelle.

- la vie peut-être facile , digne d’être vecue et suffisante en elle-même sans qu’elle ait besoin d’être étérnelle.

- la science et l’organisation fournissent des conditions meilleures pour créer l’environnement dans lequel l’être humain peut developper ses potentialités.

- la liberté de penser et les libertés civiles définies par la déclaration des droits de l’homme de l’ONU doivent être la base de la société.

Comme l’association est  pour une bonne part constituée de scientifiques, ces idées ne sont pas presentées comme des vérité demontrables, elles sont des actes de foi, de nature religieuse «  ce qui remet les humanistes n’est pas une serie de propositions à croire aveuglement, mais des valeurs morales à choisir en toute liberté, l’humanisme est une nouvelle façon de vivre plutôt qu’un systeme philosophique, les humanistes peuvent appartenir à differentes écoles philosophiques, mais ils s’occuppent plus de changer le monde que de le décrire….il s’agit comme le disait si bien Danielle mitterand d’agir et de manifester.

( 1 novembre, 2009 )

Une troisieme force philosphique et morale

La force de l’humanisme est avant tout dans son régne , dans l’utilisation des habitudes scientifiques de penser, dans son refus de épasser les limotes de la logique et de l’éxperience, il ya un ton, dans l’abondante litterature produite que l’homme formé par l’education moderne se sent contraint d’accepter même qu’il heurte la foi de son enfance.

«  les humanistes considérent le corps des sciences comme la vision la plus solide que nous possedons sur la nature de l’homme et de sa place dans l’univers. »

Elle n’est pas necessaire de l’accepter comme une verité finale mais comme une approximation toujours plus etroite à mesue que progresse la connaissance, selon elle, l’homme est un produit de l’évolution, sur laquelle il peut exercer maintenant un contrôleconsiderable les valeurs morales que nous choissisons determinent la direction dans laquelle la civilisation evoluera , nos valeurs elles-mêmes vont evoluée, la morale comme les outils, sont forgées par les hommes.

« l’humanisme est plus ancien que certaines religions, depuis longtemps un groupe de personnes profondement originaux se mirent à poser desquestions sur l’origine et la nature de l’univers, ce qui était se manifestait et qu’au lieu d’accpeter les reponses données par les autorités religieuses, ils essayaient de construire des excépetion par ‘l’usage de la raison . l’émergence de l’humanisme moderne est le resultat naturel de l’avance scientifique, il peut –être considée comme la conscience de fait que nous ne sommes plus à la merci des forces aveugles , en les comprenait, l’homme peut se faire lui-même, l’ humanisme nous rend capable de comprendre nos puissances interieurs et de les orienter, aussi bien que celles des forces du monde physique, à ce point critiques de l’histoire les risques sont trop serieux pour nous confier la direction de foi depassée, dont les fondations s’écroulent ».

Pour remplacer la conception de l’homme comme sujet d’un roi divin qui domine tout l’ordre ancestral de la vie, l’humanisme prend comme regerence domonatrant les progés de l’individu depuis l’enfance impressionants jusqu’a la maturité certaine nous devons voir la religion comme systeme cosmique de gouvernement et la religion comme institution de la personnalité adulte..

( 1 novembre, 2009 )

Une vision de la mythologie

Baltman avait demontré qu’il fallait abondonner la mythologie chretienne, completement dépassée pour l’homme d’aujourd’hui pour éxprimer le caractére «  trans-historique » de l’evenement historique qui fait de nazareth, les auteurs du nouveau testament et utiliserent le langage «  mythologique » de la pré-existence, de l’incarnation, de l’ascension et de la descente, de l’intervention miniature et de la vie cosmique, ainsi de suite, ce qui, selon Baltman n’a de sens que dans une vision du monde entierement perimée, ainsi, l’homme moderne, au lieu de se heurter à la veritable provocation decouverte par les choses mêmes qui devraient les rendre intelligibles, l’acte de dieu et qui ne font que les rendre incroyables ». Il faut donc faire aujourd’hui autre chose qu’expliquer que la vie religieuse n’a pas besoin de la mythologie, «  peut-être que les freudiens ont raison apres tout : le dieu de la theologie populaire est une projection , et peut être sommes – nous applés à vivre sans cette projection. On a expliquer de façon persuasive, expose que la fin du surnaturalisme signe «  une religion sans révelation » le discredit de l’hypothese de dieu, le rejet dans une religion de l’humanisme évolutionnaire «  ma foi, dit-il dans sa derniere phrase, est dans les possibilités de l’homme. »

( 31 octobre, 2009 )

Les symboles de la justice

 

Si l'on se réfère à “l'esthétique » du philosophe Hegel, on peut considérer que l'architecture comme toutes les formes d'art constitue un langage. Il ne s'agit pas d'un simple ornement. L'art favorise la prise de conscience de l'absolu, de la pensée de l'infini dans le fini. Les monuments semblent donc être une représentation symbolique qui permet la communication entre les hommes, ainsi que la mise en place de valeurs incarnées par le symbole. Le monument est donc la réalisation d'une codification, c'est un endroit culturel, où la hiérarchie est marquée favorisant pour celui qui pénètre les lieux une réflexion sur sa place dans la cité ou dans l'univers.   

 

( 31 octobre, 2009 )

Les enjeux du droit

 

L'individu qui revendique au nom de son droit, un bien, un statut ou une liberté, rend moralement légitime sa revendication. A l'inverse, s'il revendique des droits qui ne lui reviennent pas et qu'il les obtient par la force, il en lèsera d'autres qui se lèveront à leur tour au nom de leurs droits, enchaînant des cycles sans fin de violence qui détruisent à terme la communauté politique. Cet état qui plongerait les hommes dans un état de nature semblerait marqué par la réalisation d'un droit, mais celui du plus fort. Il s'agit alors de dénoncer cet état de nature, d'anarchie vitale, liée à l'absence de droit. Hobbes dénonce cet état de nature, car selon lui, dans cette situation on trouve un droit de nature qui n'est autre que : “par le mot de juste et de droit, on ne signifie pas autre chose que la liberté que chacun a d'user de ses facultés naturelles, conformément à la droite raison. D'où je tire cette conséquence que le premier fondement du droit de la nature est que chacun conserve, autant qu'il peut, ses membres et sa vie.” de même que : “il a pareillement droit d'user de tous les moyens, et de faire toutes les choses sans lesquelles il ne se pourrait point conserver.” L'homme est donc seul juge des moyens qu'il se doit d'utiliser pour se maintenir en vie. La liberté liée à l'absence de lois, de droit, parait suggérer l'idée d'une toute puissance, qui permettrait à l'homme de faire tout ce que bon lui semble, dès lors qu'il se sent menacé ou qu'il veut se défendre. Nous entendons alors par droit naturel, le droit résultant de la nature même des hommes et de leurs rapports, indépendamment de toute convention ou législation. 

 

Le droit est ce qui est direct, sans détour, sans courbure. Par conséquent, ce qui est droit s'oppose à ce qui est tordu, tortueux. Le droit comme droiture, consiste alors à ne faire de tort à personne. A cela s'ajoute, que dans le langage commun, le droit est ce qui s'oppose au fait. En droit, c'est-à-dire théoriquement, je peux faire ceci ou cela, alors qu'en fait, à savoir d'un point de vue pratique, je n'en ai pas les moyens. Il est donc du ressort du pouvoir politique d'instituer un ordre par un ensemble de règles à savoir de lois, qui forment le droit. 

 

 

 

( 31 octobre, 2009 )

Les fondements politiques

Si la souveraineté renvoie à l'idée d'une autorité suprême, il semble qu'il s'agit alors du principe qu'elle incarne, ou de l'individu au-dessus duquel il n'y a rien de plus élevé. La vie en société soulève une complexité combinatoire qu'une souveraineté se doit de pouvoir contenir, celle de l'impétuosité des passions humaines liées à la dissension des intérêts et des estimations potentielles qui doivent conduire à une société pacifique. La souveraineté, outre le devoir de se maintenir, se doit aussi, pour observer son rôle, de gérer et d'organiser ses différents aspects. En fait, la souveraineté doit au préalable s'instituer. Vouloir fonder le politique, c'est penser le fondement à travers la métaphore architecturale, qui renvoie à l'idée de fondation sur laquelle se construit l'édifice. Ce n'est pas sans nous rappeler la démarche cartésienne pour qui l'édifice lézardé de la connaissance doit être détruit afin de rebâtir, cette fois-ci, le savoir sur des bases solides. Cette question semble se poser aux philosophes affectés ou impliqués dans une vie sociale mouvementée ou corrompue, dans la mesure où leurs existences sont liées à la vie collective : souvent au cœur des débats, ils sont parfaitement au courant des préoccupations de
la Cité. En des époques différentes, Rousseau et Hobbes ont élaboré des systèmes politiques où communément nous observons l'apparition du contrat. Aussi sommes-nous en droit de nous interroger sur l'organisation et l'élaboration de tels contrats. Sur quoi repose donc la nécessité du contrat ? Rousseau et Hobbes nous offrent-ils au regard de leurs doctrines un contrat analogue ou contradictoire ?Et enfin quel est le but essentiel du contrat, servir l'homme ou les intérêts de la souveraineté ?
 

  

Pourquoi est-il nécessaire de recourir au contrat ? Sur quoi se fonde-t-il ? pour répondre à nos première question nous allons être obligés de faire un détour par l'état de nature qui est au fondement des théories du contrat. La notion « d'état de nature » fut couramment utilisée au XVIIème siècle par les philosophes. Cependant elle est contemporaine de la naissance de la philosophie, et ceux qui s'étaient préoccupés de cette notion dés l'Antiquité étaient en général des physiciens tels qu'Aristote, Héraclite, Lucrèce … etc, et ils considéraient la nature comme ce qui renvoie à l'acte, à la disposition de se réaliser c'est-à-dire de se produire. Ce qui nous amène à la genèse, aux principes qui sont à l'origine des lois de l'évolution et de la conservation.  

Dans son évolution, ce terme prit un autre sens et paradoxalement semblait même s'opposer, pour certains philosophes, à l'idée de loi. Il parait alors désigner la situation d'un groupe d'hommes non civilisé, n'ayant pas accédé à une organisation sociale, ni institutionnelle. Nous pouvons même dire qu'il s'agit d'un stade antérieur à celui du social, dans lequel les hommes sont livrés à eux-mêmes. Il s 'agit d'un état premier et théorique qui touche les hommes alors qu'ils n'ont pas encore d'organisation sociale qui puisse les tenir en respect. L'état de nature n'est cependant pas à placer hors du temps, dans le long sillage de l'origine, il s'agit en fait de la recherche du fondement de l'humanité. Même si cette notion est saisie comme une fiction, Rousseau affirmant même que « ce n'est pas une légère entreprise de démêler ce qu'il y a d'originaire et d'artificiel dans l'état de l'homme… »1, elle n'est pas dénuée d'intérêt car elle s'impose comme une hypothèse au fondement de théories politiques et a, en ce sens valeur d'hypothèse scientifique, puisque « cet homme n'existe pas direz-vous, soit mais il peut exister par supposition »2. L'homme naturel n'est donc ni antérieur, ni extérieur à la société, et il nous appartient de retrouver sa forme immanente à la condition sociale. Rien n'est interdit dans l'état de nature, puisque la loi n'est pas encore instaurée et que chacun ordonne sa vie à sa survie. Chez Rousseau par exemple, les hommes s'occupent dans une vie simple et tranquille, à des tâches qu'ils réalisent en corrélation avec la nature, mais aussi en vue du bien-être. « Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu'ils se bornèrent à coudre leurs habits de peaux avec des épines ou des arêtes, à se parer de plumes et de coquillages, à se peindre le corps de diverses couleurs, à perfectionner ou embellir leurs arcs et leurs flèches, à tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de pêcheurs ou quelques grossiers instruments de musique (…) ils vécurent libres, sains, bons et heureux autant qu'ils pouvaient l'être par leur nature… »3. L'état de nature est ainsi conçu comme étant un état d'abondance, d'indépendance et d'innocence, où les hommes ne sont mus que par deux sentiments naturels : - le désir naturel de conservation de soi, que Rousseau nomme amour de soi, et - la pitié qui nous fait éprouver de la compassion devant la souffrance de nos semblables. Rien de ces sentiments naturels ne semble évoquer la méchanceté, le désir de domination et de possession remarqué chez Hobbes. Cependant cet état agréable sera à jamais corrompu et gâché lorsqu'un homme s'écrira ceci est à moi ! affirmant alors sa supériorité sur les autres par la propriété privée, mais aussi car à partir de ce jour les hommes vécurent dans des rapports de dépendance négatifs, par le besoin. Les uns se faisant les esclaves des autres au rythme des moissons et des vendanges, laissant alors à la sueur de leur front paraître leur misère. Le mal social est alors la résultante des maux que les individus s'infligent l'un à l'autre et chacun à lui-même. Mais comme nous l'avons affirmé cet état de nature est à envisager sur le plan théorique. En effet, lorsque nous observons un groupe d'hommes vivant ensemble, qu'ils soient ou non membres d'une même famille, il semble qu'il soit gérer par un minimum de règles sociales. Une sorte d'autorité s'est imposée qu'elle soit patriarcale, ancestrale ou même qu'elle repose sur un chef, et il n'est pas nécessaire que l'Etat apparaisse pour qu'il y ait surgissement du pouvoir. 

( 31 octobre, 2009 )

Justice et souveraineté

Deux modes de légitimations politiques différents s'opposent au XVIIème siècle : une légitimation rationnelle appuyée sur une redéfinition de la loi de nature comme théorème de la sécurité publique chez Hobbes et une légitimation dynastique transfigurée par l'idée d'une jurisprudence universelle chez Leibniz. C'est pourquoi il est intéressant de s'interroger sur ce que Leibniz a appris de Hobbes pour élaborer cette nouvelle vision de la “cité de Dieu” aux dimensions qu'il avait de l'Europe contemporaine. 

Partant de leurs différentes conceptions de l'état de nature afin de fonder le politique et d'instaurer la société civile, il importait de souligner que la souveraineté contractuelle chez Hobbes fonde l'obéissance et la paix civile, alors que pour Leibniz, c'est en l'homme, assujetti au principe du meilleur, qu'il faut trouver une fraternité qui tend à l'universalité. 

Parallèlement à cette société civile où règne le Souverain, s'établit une société métaphysique des Esprits dont Dieu, monarque, se fait également juge suprême. Ainsi, une justice singulière et terrestre se réfère à une justice transcendante et universelle. 

Il importe donc d'évoquer le rôle de la loi et la manière dont la justice s'instaure en vertu de l'institution et de Dieu. Aussi est-il opportun d'observer que la pensée hobbesienne paraît investie de la réalisation d'une unité où tout concourt et qui passe par la constitution de l'Etat et que dans le système leibnizien est contenu en puissance la loi telle que Hobbes la définit dans le De Cive. 

Finalement, ces deux pensées s'affirment complémentaires et semblent à deux degrés distincts orientées par le principe du meilleur. 

 

( 31 octobre, 2009 )

Etat de nature, contrat, souveraineté

C‘est en pensant au contrat qu'Hobbes se sert du concept de l'état de nature pour considérer la genèse de la société. L'homme possède diverses puissances qui le conditionnent dans son état de nature et qui se manifestent à travers sa force corporelle, son expérience, ses passions, et sa raison. Il est donc porté à une égalité naturelle puisque « la nature a fait les hommes si égaux quant aux facultés du corps et de l'esprit, que, bien qu'on puisse parfois trouver un homme manifestement plus fort, corporellement, ou d'un esprit plus prompt qu'un autre, néanmoins, tout bien considéré, la différence d'un homme à un autre n'est pas si considérable ». Lévi. , chap. XIII, De la condition naturelle des hommes en ce qui concerne leur félicité et leur misère,
Malencontreusement, naîtra de cette égalité, des conflits qui se dégraderont au point de générer un état de guerre universelle, puisque chaque être a suffisamment de force pour ôter la vie à son prochain. De ce fait chaque homme est pourvu de forces, de besoins, de désirs ce qui engendre une égalité d'aptitudes qui dégénère en une crainte généralisée. 

L'état de nature est caractérisé par l'expression non régulée de la nature humaine dont la tendance fondamentale est l'appétit de domination sur son semblable. L'homme se voit donc animé de mouvements internes, de désirs qui l'inclinent et le font tendre vers ce qui peut lui procurer du plaisir ou cette supériorité. De la sorte, il est soumis aux mouvements des autres corps qui suscitent son imagination, sa connaissance et son expérience. Ainsi Hobbes construit sa théorie sur une vision mécaniste. D'après lui, toutes nos connaissances viennent de la sensation. La connaissance est à concevoir ici, comme la transformation plus ou moins compliquée de la sensation. Il semble que cette dernière soit l'étoffe dans laquelle est taillée notre savoir. Il est vrai que l'homme projette soucieusement ses craintes sur un avenir qui l'obsède. En effet, il ne sait « de quoi sera fait demain». L'état de nature se caractérise par l'inquiétude liée à la constitution naturelle de l'homme. Ce dernier est pourtant en quête d'une vie meilleure. Il espère un lendemain plus heureux que la situation présente, dans laquelle, la priorité n'est plus donnée qu'à la préservation de la vie. La nature humaine, sous l'aspect de l'état de nature, devient à son tour une condition négative. Elle n'est que désir, force et puissance. 

Contrairement à l'animal qui peut se contenter d'un plaisir présent, l'homme anticipe déjà sur le désir suivant, ce qui le voue à une insatiabilité, puisque le futur qui n'est pas encore, l'occupe et ternit l'instant présent. Aussi, et à n'en point douter « la félicité est une continuelle marche en avant du désir, d'un objet à un autre, la saisie du premier n'étant encore que la route qui mène au second. La cause en est que l'objet du désir de l'homme n'est pas de jouir une seule fois et pendant un seul instant, mais de rendre à jamais sûre la route de son désir futur ». Cette inquiétude se transforme rapidement en la crainte de l'autre puisqu'elle se reporte sur l'homme, en raison d'une égalité naturelle commune à l'espèce humaine ; cette égalité de fait se répercute sur deux niveaux bien distincts : l'une sur la force physique et l'autre sur une habileté intellectuelle. 

Dans l'état naturel, même s'il existe une inégalité physique, elle peut être anéantie par la ruse et l'alliance. 

Ainsi, les hommes sont par nature portés vers les mêmes désirs. Ce qui engendre entre eux des rapports de lutte en vue d'obtenir par orgueil ce que l'autre n'a pas encore. Dès lors, cette volonté qu'ils ont de se nuire occasionne une défiance réciproque ce qui nous permet d'affirmer que « lutte, gloire, et défiance » sont à l'origine des rapports conflictuels qu'ils entretiennent. Puisque tous peuvent autant prétendre aux mêmes choses ou êtres, comme le déclarait Hobbes : “Tous les hommes ont un droit sur toutes choses, et mêmes les uns sur les corps des autres”. Tous sont lancés dans un combat sans limite. Cette rivalité généralisée engendre donc « une guerre de tous contre tous », semblable à une guerre civile. Nous remarquons que de toute évidence, loin de désigner une époque historique antérieure au politique, il faut voir en l'état de nature l'expression anthropologique originaire qui ressurgit lors des guerres civiles. Hobbes en fut le témoin. Dans la guerre, nous constatons encore aujourd'hui que se trouve réactualisée la barbarie primitive qu'il décrit dans l'état de nature. 

L'homme est donc tiraillé par l'angoisse du risque de mort que peut lui infliger son semblable, par son insatisfaction perpétuelle et par sa crainte de l'avenir. C'est cette condition d'existence terrifiante qu'Hobbes voulut dénoncer à travers la reprise d'une formule « Homo homini lupus » . En réalité il a plutôt affirmé dans son Epître dédicatoire à Monseigneur Le Comte de Devonshire : « Et certainement, il est également vrai, et qu'un homme est un dieu à un autre homme, et qu'un homme est aussi un loup à un autre homme ». De Cive. Il s'agit en fait d'un état anarchique dans lequel l'homme donne libre cours à ses pulsions. 

Dans ce contexte, Hobbes dira que la possibilité d'échapper à l'état de nature « réside partiellement dans les passions et partiellement dans sa raison » de l'homme. Les démarches que la raison se propose d'entreprendre pour résoudre la difficulté de parvenir à la paix, sont à concevoir comme des calculs téléologiques. Concrètement, il faut définir les moyens qui permettront d'obtenir la fin proposée, à savoir la paix. Pour y parvenir, Hobbes considère comme condition et moyen de la sécurité, le contrat. Paradoxalement il existe un rapport étroit et efficace entre la passion de la peur de la mort et la raison. Effectivement , si l'homme ressent la crainte de la mort, c'est qu'il raisonne. Ce qui lui permet aussi d'anticiper sur les événements à venir. Certes, il s'agit de produire une puissance unique qui puisse contraindre les hommes à davantage de pacifisme pour réduire la possibilité de guerre civile. La raison humaine doit donc trouver le moyen de conserver la paix civile, mais aussi de pourvoir à la situation critique de la guerre en évitant la désunion des hommes, en l'inversant même, au point que les êtres, dans un même élan de patriotisme puissent s'associer pour défendre le pays. Aussi la droite raison semble dicter à l'être une loi de nature qui consiste à chercher la paix, si nous pouvons l'obtenir, et à recourir à la guerre s'il est impossible de parvenir à la paix. Non seulement cette loi ordonne le transport des droits en vue du contrat, mais elle sous-entend également le fait que chaque individu tienne sa parole, afin de maintenir le pacte. De plus, elle se présente sous forme de préceptes : 

“La première partie de cette règle contient la première et fondamentale loi de nature qui est de rechercher et de poursuivre la paix. La seconde récapitule l'ensemble du droit de nature, qui est le droit de se défendre par tous les moyens dont on dispose”. 

De toute évidence, il ressort du premier précepte que la paix n'est accessible que s'il y a dépassement du droit de nature par la loi de nature. Cet accomplissement n'est en réalité possible que par l'institution d'un état civil garantissant la sécurité de chacun. Dès lors, si l'Etat se révélait incapable d'assurer la sécurité de chacun, il serait inévitable que chaque individu puisse conserver et même user de son droit de nature pour préserver sa vie. “Un homme ne peut pas se dessaisir du droit de résister à ceux qui l'attaquent de vive force pour lui enlever la vie : car on ne saurait concevoir qu'il vise par-là quelque bien pour lui-même.(…) et parce qu'il n'est pas possible de dire, quand vous voyez des gens qui usent de violence à votre égard, s'ils recherchent votre mort ou non”. 
En ce sens, toute défaillance de l'Etat entraînerait un regrettable et inévitable retour à l'état de nature et de guerre de tous contre tous. 

De plus, un second précepte s'impose. Il indique :”que l'on consente, quand les autres y consentent aussi, à se dessaisir, dans toute la mesure où l'on pensera que cela est nécessaire à la paix et à sa propre défense, du droit que l'on a sur toute chose ; et qu'on se contente d'autant de liberté à l'égard des autres qu'on en concéderait aux autres à l'égard de soi-même. Car, aussi longtemps que chacun conserve ce droit de faire tout ce qu'il lui plaît, tous les hommes sont dans l'état de guerre”. 

Le droit, d'un point de vue hobbesien, n'est donc pas naturel en son fondement. 

Sous cet angle, le langage peut également servir la création du contrat et de l'Etat. Il lui est intrinsèque et permet alors la philosophie politique hobbesienne. Sans lui, « il n'y aurait pas eu parmi les hommes plus de République, de société, de contrat et de paix que parmi les lions, les ours et les loups ». C'est au cœur de cette nature humaine apte à parler et par conséquent à développer et édifier ses pensées que se trouve le fondement du politique. A cela s'ajoute que le processus de paix suppose un dessaisissement réciproque c'est-à-dire contractuel de ses droits. Pour ce faire, l'homme doit renoncer au pouvoir et à ses tendances personnelles agressives auxquels il laissait libre cours dans l'état de nature, afin de permettre lors de son passage à une vie sociale l'émanation de l'Etat. 

Le contrat est donc à l'origine de la constitution du souverain. Les hommes, désireux de mettre fin à un état de nature destructeur, vont conclure entre eux une série de contrats, par lesquels ils s'engagent les uns envers les autres à renoncer au droit de nature (qui consiste en ce qu'ils peuvent faire tout ce qui leur plaît). Ce renoncement se fait donc au profit de ce tiers bénéficiaire qu'est le Souverain, qui peut être un homme ou une assemblée. Aucun contrat n'intervient donc entre le Souverain et les individus. Mais le Souverain bénéficie de la donation de ce droit sans être engagé à rien. Cependant, de la transmission volontaire d'un droit dérive nécessairement un devoir envers l'ayant droit. Ainsi chaque individu a des obligations à son égard. En conséquence, le Souverain possède de par la volonté même des individus, un droit illimité. Par ailleurs son pouvoir est absolu car seule une telle hégémonie peut mettre fin d'une manière durable à la guerre de tous contre tous. Si au contraire, un engagement mutuel existait entre le Souverain et ses sujets, la question se poserait de savoir qui serait juge de l'exécution du contrat. Car « si l'un ou plusieurs d'entre eux allèguent une infraction à la convention passée par le souverain lors de son institution, et qu'un ou plusieurs autres, parmi les sujets, ou bien le souverain seul, allèguent qu'une telle infraction n'a pas eu lieu, il n'existe en cette affaire aucun juge qui puisse trancher la dispute : elle est donc à nouveau du ressort du glaive, et chacun recouvre le droit de se défendre par ses propres forces, contrairement au dessein qu'on avait lors de l'institution ». En fait, les individus ne renoncent à leur droit de nature que dans la mesure où le souverain leur assure protection et sécurité. 

 

 

( 25 juin, 2009 )

Forme transitoire

l'humanité se trouve en effet au seuil d'immenses possibilités qu'elle devine à peine, nous devons encore decouvrir comment vivre dans la noosphére, comment entrer dans les domaines inconnus des potentialités humaines, on cherche ce qui manque à notre vie pour qu'elle ait un sens manifeste, la santé physique, bien sûr, mais surtout la santé spirituelle, l'integration de la personnalité, les états superieurs de la conscience, les grands mystiques ont atteint des etats de vie qui sont encore inaccessibles pour l'enorme majorité des humains, mais qui sont certainement d'une grande importance, nous avons tout à decouvrir, la science du XIX ° siecle considerait l'homme comme achevé…curieux, n'est ce pas ? alors que nous sommes des êtres si neufs et si imparfaits.
par contre de nombreux philosophes et scientifiques contemporains imaginent que l'humanité actuelle est une forme transitoire, comme les hommes primitifs qui nous ont precedés, une idée moderne d'une mutation créant une humanité nouvelle ?

( 24 juin, 2009 )

Lyrisme psychologique

Chacun des écrivains suit sa propre voie pour joindre la vérité ce qui prouve une fois de plus qu'il n'est d'autres moyens d'atteindre celle-ci que d'égaliser démocratiquement toutes les approches si variées soient elles et de laisser évoluer en toute liberté les styles les plus dissemblables pour ce qui est de la quête thématique, esthétique et linguistique, les récits en présentant aujourd'hui une grande vérité, la nouvelle-parabole en constitue l'un des axes, les plus remarquables sur ce plan, se sont les oeuvres des écrivains qui y cernent nettement et explorent certains modeles de comportement bien concrets qui se sont forgés au cours des derniéres années.
Un autre courant, fort different du precedent, le recit lyrico-psychologique où se distingue un ecrivain aussi fecond qu'intérêssant, chez qui se marient avec bonheur les accents eligiaques et intimistes de la prose avec le style concis incisif de la prose, qui depend avec une bonté sincere ses heros honnêtes et integres, il est même sentimental parfois dans le bon sens du terme, mais l'écrivain se montrera implacable s'il s'agit de bureaucrates, de personnages, oisifs et cyniques imbus de leur pouvoir, chacun de ses recits est une analyse muticuleuse des conditions sociales qui empêchent les hommes dignes de s'affirmer pleinement mais presentent un terrain favorable pour ceux qui menent une existence parasitaire dans le domaine du social et du spirituel. 

Page Suivante »
|